Excellente semaine pour les marchés boursiers asiatiques. Le nikkei
Pour sa part, le SSE Composite (indice de Shanghai) connaît une appréciable hausse de 1,6% pour la dernière semaine. L’indice de Shanghai a connu une croissance constante depuis le creux du 4 novembre 2008 qui atteignait les 1706 points.
D’ailleurs, c’est trois indices majeurs ont tous vécus leur plus gros gains de la semaine en début de semaine, tout comme le fameux gain de 7% sur le Dow Jones. Comme quoi, encore une fois, on peut remarquer l’interdépendance des marchés américains et des marchés asiatiques.
La principale nouvelle responsable de ces gains significatifs sur les marchés, autant américains qu’asiatique, est la nouvelle concernant le plan très attendu qui consiste à se débarrasser de près de 1000 milliard de dollars US d’actifs toxique afin de permettre aux banques de prendre un second souffle.
Source : Yahoo Finance
2 commentaires:
Est-ce que le Japon est un mauvais investissement à cause de son économie fléchissante?
Beaucoup d’investisseurs semblent penser que oui, avec des actions qui se transigent en moyenne à 80% de la valeur de l’avoir comptable des actionnaires seulement (1). C’est donc dire que, aux yeux des investisseurs, la majorité des compagnies japonaises auraient intérêt à faire faillite. À la lumière de ces nouveaux faits, les investisseurs japonnais semblent, malgré toute remontée, trop pessimistes. Soyons logiques... Est-ce que, vraisemblablement, 50% des compagnies de l’économie japonaise cotées en bourse pourraient faire faillite dans les trois prochaines années? Cela semble irréaliste, et peut-être aurait-on touché le fameux creux de la tendance bearish en ce moment précis. On se rappelle, d’une part, que le Japon a toujours l’intention d’investir dans sa bourse pour faire monter le prix des actions (2). On se rappelle aussi que les investisseurs japonais sont très pessimistes par rapport à une remontée possible de l’économie, pensons par exemple à l’indice de confiance des grandes entreprises ou au président du Japon, qui indique que l’économie pourrait très bien se contracter de plus de 5.6% cette année si un stimulus fiscal n’est pas mis adéquatement en place (3). Il serait donc intéressant de magasiner les « bargains », un peu comme les américains font présentement aux États-Unis avec les milliers de maisons à vendre, soit de trouver les titres trop dépréciés par rapport à leur valeur fondamentale simplement par la panique que crée la crise. Il est toutefois bien important d’être conscient, lorsqu’on se livre à cet exercice, que la logique n’est pas tout dans les marchés financiers et que ceux-ci pourraient très bien continuer de baisser longuement. Toutefois, l’avantage principal d’acheter bas à ce point se trouve dans l’assurance que cet investissement nous donne : à moins qu’on n’achète une compagnie qui se retrouvera en faillite, on est pratiquement assuré de récupérer l’investissement, et même bien davantage, dans les quelques années à venir.
(1) Japanese stocks: Wide girls, The Economist, March 28th–April 3rd, 2009.
(2) Ibid.
(3) Voir les précédentes veilles “Macroéconomie asiatique” pour davantage d’informations sur la situation du Japon.
Hayashi, Yuka, Minister says Japan plans robust spending, Wall Street Journal, March 30th, 2009.
Enregistrer un commentaire