Le 19 mars dernier, le gouvernement Charest a déposé son budget pour l'exercice 2008-2009. Celui-ci est considéré comme équilibré, quoique l'on puisse douter que certaines manipulations comptables, comme vendre des bâtiments pour les louer par la suite, on permis d'arriver à ce résultat.
On ne peut être vraiment surpris de voir la ministre Jérôme-Forget tout faire ce qui est en son pouvoir pour ne pas afficher de déficit, puisque sa carrière politique en entier était en jeu.
L'industrie se montre légèrement favorable aux modifications apportées, surtout au niveau de l'élimination de la taxe sur le capital qui aidera le secteur manufacturier. L'augmentation des dépenses est très raisonnable, et peut-être même trop. Pas de grandes annonces au niveau des infrastructures, mais plus des augmentations au niveau de la santé et de l'éducation. Bref, très peu pour le développement économique.
Restons positifs. Ce n'est pas le gouvernement provincial qui sauvera le pays de la crise, nous le savions déjà. Grâce au budget fédéral, de l'emploi sera créé cette année. Il ne faut pas oublier les taux d'intérêts très faibles, qui sont un incitatif très important pour l'investissement en entreprise. Plusieurs firmes efficaces vont certainement commencer à prendre de l'expansion cette année et prendre la place de celles qui tombent.
Le tout pour rappeler que la reprise ne sera certainement pas cette année, surtout au Canada, qui pourrait traîner derrière les USA, comme dans le cas de chacune des précédentes crises.
Informations sur le Blog
Le Conseil de gestion de portefeuille aura lieu mercredi le 8 avril à 11h30 à la salle des marchés
Pour cette semaine nous allons revenir sur l’allocation d’actif de l’année dernière. :
Nous cherchons des compagnies extraordinaires, rendements extraordinairesLa première étape : la rentabilité
De préférence, on cherche des compagnies dont la rentabilité s'améliore et non l'inverse, il faut s'attarder sur sa tendance
La deuxième étape : la croissance
On cherche des entreprises dont la croissance annuelle des profits et des ventes a été supérieure à 15 %, voire 20 %, lors des cinq dernières années et préférablement depuis dix ans. Les entreprises sans croissance élevée sont éliminées.
La troisième étape : le bilan
Notre troisième élément de sélection concerne le bilan. On élimine les entreprises dont la dette est élevée, avec comme limite extrême une dette qui représente quatre années de profits. Si l'entreprise excelle dans tous les points qui précèdent, on peut accepter une compagnie dont la dette totale égale son avoir. Mais c'est la limite ultime. On préfère des sociétés sans dette avec une généreuse encaisse.Pour s'inscrire au blog du Fonds Alpha
1. Vous créez un compte Google ou une adresse Gmail.2. Envoyez votre adresse de courriel (celle utilisée pour votre compte Google) à vigiefalpha@hotmail.com en spécifiant que vous désirez vous joindre au blog.
3. Acceptez l'invitation sur votre courriel à devenir auteur sur le blog.
4. Finalement vous pouvez vous amuser à poster de l'information pertinente sur l'évolution du Fonds.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
Je trouve ridicule que le gouvernement utilise certaines multiples manipulations comptables pour faire parler les chiffres à leur avantage. Je me rappelle du dernier budget qui avait été analysé par le journal de Québec. Madame Jérôme-Forget annonçait un équilibre, mais plusieurs entreprises paragouvernementales comme, par exemple, certains hôpitaux affichaient de sérieux déficits qui eux n'étaient pas comptabilisés dans les finances gouvernementales. Je trouve que les gouvernements agissent avec malhonnêteté en manipulant comme ils le font les chiffres des budgets. Le gouvernement du Québec, agissant de la sorte, me fait penser à certains scandales mis en œuvre par des manipulations comptables. Quoi qu'on soit encore loin des cas de Worldcom et de Enron, je souhaite de tout mon cœur que le gouvernement québécois ne finisse pas comme ces entreprises qui, comme nous le savons tous, ont fait faillite.
Enregistrer un commentaire