La crise économique se poursuit au Canada, bien sûr, puisque notre principale partenaire commerciale vit des reculs importants en ce qui a trait à l’emploi. En effet, cette semaine, les résultats concernant le taux de chômage aux États-Unis ont paru pour le mois passé. Notre voisin du sud enregistre encore des pertes d’emploi importantes, au moins 633 000 emplois ont été perdus en mars 2009 aux États-Unis ce qui fait passer le taux de chômage à 8,5 % un sommet en 25 ans.
Après ces innombrables mauvaises nouvelles dans plusieurs secteurs de l’économie le président Barak Obama se doit de garder ses troupes motivées et répète inlassablement que les États-Unis « sortiront plus fort de la crise », qu'ils commencent à « voir des signes de progrès », ou mieux encore, que les États-Unis ont « l'économie la plus forte au monde ».
Toutefois, les commerçants canadiens semblent de moins en moins optimistes face à ces déclarations. En effet, les échanges avec les États-Unis ont diminué depuis 2003 passants de 74 % à 65,7 % en 2008. Le Canada se tourne vers l’Asie pacifique, surtout le Japon, la Chine et le Brésil qui ne cessent d’augmenter leur proportion dans nos échanges commerciaux.
Cette tendance devrait se poursuivre au Canada puisque dans ses dernières prévisions publiées en février, la Réserve fédérale américaine visait un taux de chômage compris entre 8,5 % et 8,8 % en 2009, mais au rythme où vont les choses, plusieurs analystes estiment qu'on ne pourra éviter un chômage à deux chiffres en 2010, voir même dès cette année.
· http://www.lepoint.fr/presidentielle-americaine/le-chomage-en-nette-hausse-aux-etats-unis/1781/0/332078
· http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=ar8O8agGg9AY&refer=home
4 commentaires:
Statistique Canada vient de dévoiler dans son rapport annuelle du commerce international de marchandises que le Canada est de moins en moins commercialement dépendant de son voisin du sud et que ses exportations avec d'autres pays que les États-Unis sont en croissance d'environ 6% depuis ces six dernières années.
Malgré ces statisqus optimistes, les États-Unis restent notre principal partenaire en affaire et leur situation actuelle économique a de gros impacts sur l'économie canadienne.
Par rapport à la baisse du volume des exportations vers les Etats-Unis, en proportion de nos exportations totales, il est de mon avis que vous avez oublié un facteur important: le taux de change. En effet, vous dites que les échanges ont diminué depuis 2003. Hors, en 2003, le taux de change moyen en CAD/USD était de 0.715, contre 0.944 en 2008, rendant les importations canadiennes beaucoup moins intéressantes du point de vue des américains. Ainsi, il est de mon avis que le taux de change a joué un rôle important dans la diminution relative des exportations vers les Etats-Unis.
Je suis aussi d'accord sur le fait que le taux de change à un très gros effet sur le volume des exportations. Un taux de change élevé rend les entreprises d'ici moins compétitives que les entreprises locales américaines. Par contre, le taux de change ne devrait pas, selon moi être prit en compte par une entreprise afin d'être rentable. Un taux de change élevé forces les entreprises d'ici à innover et l'économie en générale à aller vers nos forces concurentielles.
Aujourd'hui, le gouvernement du Canada s'est engagé à honorer les garanties des véhicules neufs de GM et Chrysler vendu àprès le 6 avril. Cette nouvelle devrait faire augmenter les ventes de véhicules américains au Canada, et du même coup aider à la fois les constructeurs, les concessionnaires, ainsi que les fournisseurs de pièces. Parlant des fournisseurs de pièces, le gouvernement Harper a aussi haussé de 700 millions de dollars le budget de l'organisme fédéral Exportation et développement Canada. Ainsi, nos exportations de pièces automobiles canadiennes pourront être vendues à des prix compétitifs malgré la hausse de la devise canadienne du point de vue américain.
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