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Le Conseil de gestion de portefeuille aura lieu mercredi le 8 avril à 11h30 à la salle des marchés

Pour cette semaine nous allons revenir sur l’allocation d’actif de l’année dernière. :

Nous cherchons des compagnies extraordinaires, rendements extraordinaires

La première étape : la rentabilité

De préférence, on cherche des compagnies dont la rentabilité s'améliore et non l'inverse, il faut s'attarder sur sa tendance

La deuxième étape : la croissance

On cherche des entreprises dont la croissance annuelle des profits et des ventes a été supérieure à 15 %, voire 20 %, lors des cinq dernières années et préférablement depuis dix ans. Les entreprises sans croissance élevée sont éliminées.

La troisième étape : le bilan

Notre troisième élément de sélection concerne le bilan. On élimine les entreprises dont la dette est élevée, avec comme limite extrême une dette qui représente quatre années de profits. Si l'entreprise excelle dans tous les points qui précèdent, on peut accepter une compagnie dont la dette totale égale son avoir. Mais c'est la limite ultime. On préfère des sociétés sans dette avec une généreuse encaisse.

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jeudi 16 avril 2009

Macro économie américaine 10 au 16 avril

Cette semaine, les nouvelles sur l’économie américaine n’ont pas été très bonnes encore une fois. Selon l’indicateur maison de l’ancien président de la réserve fédérale Alan Greenspan, les ventes de sous-vêtement pour homme sont une excellente façon de juger l’économie, car ils ne paraissent pas et lorsque les gens coupent c’est facile à faire. Et en effet, les prévisions de ces ventes sont de -2,3% pour 2009. Nous apprenons aussi que Washington aurait décidé de diriger GM à la faillite et de créer une nouvelle compagnie avec les divisions rentables. De plus, même une entreprise qui est assez à l’abri des récessions comme Johnson & Johnson à enregistrer une baisse des bénéfices de 2,5%. Et finalement, nous apprenons que les compagnies continuent de couper dans leur budget en réduisant considérablement la publicité qui normalement s’avère rentable pour les entreprises. Il est donc facile de voir que nous ne sommes pas encore sortis de cette crise, car les mauvaises nouvelles continuent à être très nombreuses. À quand de vraies lueurs d’espoir?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

D’autres tristes nouvelles cette semaine concernant les "Big Three" de l'industrie américaine. Bien que ces constructeurs n'ont jamais provoqué ma sympathie, ils ont néanmoins passé de la position du "méchant" à la position de la deuxième plus importante catastrophe pour l’économie américaine après les subprimes. Le Trésor américain prépare présentement GM pour l'entrée sous la loi de la protection de la faillite d'ici le 1er juin (1), une décision qui laissera peu d'indifférents. Néanmoins, tel que souligné dans votre contenu, la décision pourrait permettre l'émergence des quelques divisions rentables. Suite à l'analyse du portfolio de l'entreprise, il ressortait effectivement seulement quelques modèles étaient rentables (2). D’un autre côté, sauver Chrysler risque de n’être guère plus facile : le plan de relève actuel du gouvernement demande aux créditeurs d’abandonner 85% de ce qui leur est dû sans rien recevoir en échange (3). Il est plutôt improbable que les créditeurs accepterons une solution si drastique, sauf si elle devient la seule envisageable. Enfin, pour apporter la touche finale à l’industrie de l’automobile, de nouvelles lois pour réduire les émissions de CO2 prévoient se concentrer justement sur le transport par automobile (4).

Un élément sous-jacent au débat sur les constructeurs automobiles demeure : est-ce que le gouvernement devrait continuer de supporter à l'aide de prêts ces entreprises déficitaires "too big to fail"? Plusieurs vous diront que de les financer ne revient qu’à remettre le problème à demain. D’autres vous diront que la récession risque d'empirer à la faillite de GM. Il semble ainsi que le gouvernement américain ait tenté de satisfaire les deux points de vue : ils ne prêteront pas tant que les constructeurs ne seront pas viables, mais ils seront présents pour rendre la situation moins pire en cas de faillite.

(1) A. McKay, Peter, Bank optimism, GM fear balance out for investors, Wall Street Journal, April 14th, 2009.
(2) GLOBEAUTO, An insider’s take on GM’s brands. [en ligne] http://auto.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20090122.whGMinsider0122/GAStory/specialGlobeAuto [page consultée le 17 avril 2009].
(3) McCracken, Jeffrey et Kate Linebaugh, Chrysler lenders plan debt offer, Wall Street Journal, April 14th, 2009.
(4) Power, Stephen, Auto industry will be the first to undergo rigors of carbon caps, Wall Street Journal, April 13th, 2009.